Qualité de l'air en entreprise (QAI) : votre entreprise est-elle polluée ?

Saviez-vous que l’air d’intérieur pouvait être autant, voire plus, pollué que l’air extérieur ? Pour veiller à la qualité de vie des salariés, il est important de s’assurer que tous les moyens sont mis en œuvre pour mesurer et améliorer la qualité de l’air intérieur. Point sur les facteurs en cause de la pollution en entreprise et les mesures qui peuvent être prises pour la limiter.

Qualité de l'air en entreprise (QAI) : votre entreprise est-elle polluée ?

Pollution de l’air en entreprise : bilan

La pollution de l’air en entreprise altère la qualité de l’air respirée une grande partie de la journée par les salariés. Elle est donc autant, voire plus, nocive que la pollution de l’air extérieur : c’est pour cela qu’il faut l’encadrer et l’améliorer.

La pollution de l’air en entreprise se manifeste de plusieurs façons : les moquettes, peintures, produits de ménage, chauffages, plastiques, meubles, imprimantes et bureautiques, etc. tous contiennent des composés volatils ou semi-volatils qui se diffusent à l’intérieur des espaces de travail : formaldéhyde, monoxyde de carbone, benzène, naphtalène, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène, particules, acide cyanhydrique, dioxyde d’azote, acroléine, acétaldéhyde… sont en particulier pointés du doigt par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.  Si l’on n’y prend pas garde, leur taux peut devenir très (trop) élevé. Leur effet à terme ? Accentuation des maladies respiratoires, dégradation de la santé en général, voire cancer.

Comment prévenir et guérir la pollution de l’air en entreprise ?

Pour connaître le niveau de pollution de l’air de son entreprise, il faut faire réaliser un diagnostic. Sur la base de ce diagnostic et en fonction des résultats, un plan d’action pourra être mis en place pour améliorer la qualité de l’air.

En parallèle, il existe de nombreux reflexes à avoir pour améliorer la qualité de l’air en intérieur et prévenir la pollution :

  • Aérer les locaux : au moins 10 minutes par jour, même en hiver
  • Entretenir les systèmes de ventilation
  • Faire vérifier chaque année le système de chauffage
  • Privilégier les produits d’entretien non polluants
  • Renouveler l’air grâce à des plantes

 

Ces plantes qui nous veulent du bien

Certaines plantes vertes ont des vertus épuratrices contre les polluants intérieurs. La Gerbera, par exemple, permet de lutter contre la pollution due aux produits d’entretien. Le chlorophytum supprime le monoxyde de carbone et le formaldéhyde qui provient des mousses d’isolation et de la colle à moquette. Le ficus neutralise le formaldéhyde. L'azalée absorbe l'ammoniac qui est utilisé dans certains produits de nettoyage des sols. Le chrysanthème est un dépolluant de trichloréthylène, substance utilisée dans les peintures et les solvants. Le lierre élimine le benzène, présent dans les peintures, encres, matières plastiques ou détergents.

 

Une fois le diagnostic établit et les mesures de prévention et d’amélioration lancée, il est intéressant d’intégrer ces problématiques dans les choix des futurs équipements de l’entreprise dans une logique de RSE et de développement durable : produits ménager, revêtement des sols et des murs, bureaux et systèmes de chauffage … plus ils seront verts, mieux l’air intérieur (et extérieur) s’en portera !

 

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