La prévention santé en entreprise : un véritable enjeu

Un chiffre d’affaires n’explique pas tout. La bonne santé d’une entreprise repose aussi sur des notions moins visibles comme l’évaluation des risques professionnels ou la formation des salariés.

La prévention santé au travail motive les salariés, améliore l’environnement général et, finalement, renforce les performances de l’entreprise. Son coût est à la hauteur des enjeux.

État des lieux officiel

Dans sa note de synthèse du 27 janvier 2015, relative au troisième Plan Santé au Travail (PST 2015-2019), François Rebsamen, alors Ministre du Travail qui présidait au Conseil d’Orientation des Conditions de Travail (COCT) précisait que la prévention au travail favorise le bien-être du salarié tout en améliorant les performances de l’entreprise et ce, quels que soient sa taille et son domaine d’activité.

Conscientes de ce double enjeu, humain et financier, nombreuses sont celles qui ont imaginé, intégré et développé une véritable culture de prévention santé. En son centre, on trouve des notions clés comme la préservation de la santé du travailleur, l’optimisation de la sécurité (du parc machines notamment) ou encore la création d’un environnement favorable à l’épanouissement du salarié.

Socle et valeurs de la prévention santé en entreprise

Même si dans la pratique, les modus operandi varient, la prévention santé repose sur un socle de neuf grands principes généraux repris dans l’article L.4121-2 du Code du travail. Chaque disposition répond à un objectif précis :

  • éviter les risques pour supprimer le danger,
  • évaluer les risques pour adapter les actions de prévention,
  • combattre les risques à la source pour mieux s’organiser en amont,
  • adapter le travail selon les capacités de chacun pour favoriser la santé du travailleur,
  • prendre en compte les évolutions techniques pour mettre à jour la prévention,
  • identifier les obsolescences pour limiter les accidents,
  • planifier la prévention pour obtenir plus de résultats organisationnels,
  • favoriser la protection collective pour éviter tout particularisme inutile et coûteux,
  • donner des instructions appropriées, précises et actualisées aux salariés pour qu’ils soient à jour des dernières réglementations.

 

En outre, la démarche de prévention santé en entreprise repose sur trois valeurs fondamentales :

 

 

La prévention santé est l’affaire de tous

Aux yeux de la loi, l’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Il est le garant de la politique de prévention santé ainsi que de sa mise en œuvre. L’article L. 4121-1 du Code du travail stipule que celui-ci "prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs." Toutes les évolutions des risques professionnels doivent être consignées dans un Document Unique. Le chef s’appuie sur :

  • les représentants du personnel : le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), quand l’entreprise a plus de 50 salariés, ou les délégués du personnel, quand l’entreprise a moins de 50 salariés,
  • le médecin du travail : proche de chaque salarié, il reste un interlocuteur privilégié,
  • les intervenants en prévention des risques professionnels : des ergonomes, des psychologues, des toxicologues, etc,
  • un(e) infirmier(ère) du travail : il (elle) assiste le médecin du travail. Sa présence est obligatoire au-delà de 200 salariés.

 

Un management au service de la santé et de la sécurité

Bien souvent, la santé d’une entreprise se mesure au nombre d’accidents du travail. La diversification des risques a conduit de nombreuses entreprises à s’inventer une politique de management appelé Système de Management de la Sécurité et Santé au Travail (SMSST).

Faire de la prévention la pierre angulaire de la politique en matière de santé permet de réduire les coûts directs (cotisationcotisationSomme dont doit s’acquitter le souscripteur d’un contrat en contrepartie du ou des risques pris en charge par l’organisme assureur. Lire la suite accident du travail) et indirects (absentéisme, baisse de la production). Ce management responsable est composé d’un groupe de travail (animateurs de la sécurité, opérateurs qui ont la connaissance technique, médecin du travail) en lien permanent avec les réalités de terrain.

Pour être efficient, le SMSST doit intégrer toutes les nouveautés technologiques, organisationnelles et humaines. La clé de sa réussite dépend aussi des outils dont on dispose. L’entreprise peut se baser sur des référentiels, des guides de bonnes pratiques (OHSAS 18001, ILO/OHS 2001) qui servent de modèle pour construire une base de management fiable.

le saviez-vous ?

Humanis s’engage dans la lutte contre les risques psycho-sociaux et accompagne les entreprises et leurs collaborateurs. Découvrez nos services en détail.

 

Partager cet article :