Surcomplémentaire santé : les frais dentaires et d'optique au premier plan

Les besoins en santé de chacun diffèrent, les attentes vis-à-vis de sa complémentaire santé également. C’est pourquoi chaque salarié peut choisir d’augmenter la prise en charge initialement prévue par sa complémentaire santé collective et obligatoire, en souscrivant à une surcomplémentaire santé. L’objectif : bénéficier notamment d’un meilleur remboursement des frais dentaires et d’optique, jugés coûteux et peu, voire pas du tout pris en charge. 

Surcomplémentaire santé : les frais dentaires et d'optique au premier plan

La surcomplémentaire : un moyen de personnaliser sa couverture santé

Tout salarié souhaitant renforcer sa couverture santé peut souscrire à une surcomplémentaire santé. Les garanties proposées par cette dernière s’ajoutent à celles prévues par la complémentaire santé collective, lui assurant une prise en charge optimale sur les postes de santé spécifiques désignés. 
Les surcomplémentaires permettent donc de personnaliser la complémentaire santé de chacun, en proposant des garanties correspondant aux besoins réels de chaque assuré. 

Pour y souscrire, deux solutions :

  • un salarié peut opter pour une surcomplémentaire collective, c’est-à-dire par l’intermédiaire de son entreprise si celle-ci le prévoit,
  • il peut également adhérer à une surcomplémentaire santé individuelle, par le biais d’un organisme assureur.

 

Facultative, la surcomplémentaire ne bénéficie pas de l’exclusion d’assiette des cotisations de Sécurité sociale.

À titre informatif, 68 % des salariés se disent prêts à souscrire une surcomplémentaire si le niveau de la couverture proposée par leur employeur leur semble insuffisant.*

Concrètement, la surcomplémentaire santé constitue un troisième et dernier échelon dans la chaine de remboursement des frais de santé. Prenons l’exemple d’Isabelle qui dispose d’une complémentaire santé collective et d’une surcomplémentaire. Suite à un rendez-vous chez un dentiste, elle bénéficie d’un premier remboursement par la Sécurité sociale, que sa complémentaire santé vient compléter. Son reste à charge est ensuite partiellement ou totalement pris en charge par sa surcomplémentaire.

 

Surcomplémentaire santé : priorité aux dépenses dentaires et d’optique

Dans la grande majorité des cas, un assuré opte pour une surcomplémentaire santé afin d’obtenir une meilleure indemnisation de ses frais de santé les plus onéreux, peu, voire non remboursés par l’Assurance maladie. En première ligne : les frais d’optique et dentaires, les dépassements d’honoraires, l’hospitalisation, les prothèses auditives, l’orthodontie adulte, etc.

À titre d’exemple, selon l’Union Française des Consommateurs, le prix d'une paire de lunettes correctrices est de 470 € en moyenne : les complémentaires santé prennent en charge 50,2 % du prix et l’Assurance maladie 6 %. Les ménages paient donc directement 43,7 % du prix.

Certaines surcomplémentaires santé axent davantage leurs remboursements sur les prestations dites "de confort" : les médecines douces ou alternatives, très souvent non prises en charge par les complémentaires santé collectives et obligatoires. La liste est longue : cures thermales, acupuncture, ostéopathie, patchs de sevrage tabagique, etc.

Chaque mutuelle ou institution de prévoyance est libre de proposer "sa" surcomplémentaire. Son montant tient toutefois généralement compte du fait qu’un salarié y souscrit pour des dépenses de santé importantes et/ou coûteuses.

Contrat collectif et surcomplémentaire santé : attention au doublon

Avant d’opter pour une surcomplémentaire santé qui pourrait notamment couvrir vos frais dentaires et d’optique, il est indispensable de se poser quelques questions :

  • quels sont mes besoins, mes priorités ?
  • sur quels postes de santé ma prise en charge est la plus faible ?
  • quelles sont mes dépenses les plus régulières et/ou les plus coûteuses ?

 

Les réponses à ces questions permettent d’éviter les doublons dans les différents niveaux de complémentaire (entre la complémentaire obligatoire de base et la surcomplémentaire) et limitent ainsi le coût global de la couverture santé pour un salarié.

 

Le saviez-vous ?

La circulaire du 30 janvier 2015 de la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) apporte des précisions quant aux dispositions que doivent respecter les contrats complémentaires en santé pour bénéficier des aides fiscales et sociales attachées aux contrats responsables. Elle stipule ainsi que "le respect des critères de responsabilité (…) s’apprécie pour chaque contrat ou règlement d’assurance complémentaire de santé". En d’autres termes, pour que la surcomplémentaire soit considérée comme responsable, le contrat doit être dénommé "surcomplémentaire" et préciser qu’il intervient sous déduction du remboursement opéré par le régime d’assurance maladie obligatoire et le (ou les) contrat(s) d’assurance maladie complémentaire, dans la limite des frais réels.

Autres précisions : une distinction claire est faite entre les garanties optionnelles et les surcomplémentaires dans la mesure où "un contrat avec des options est un contrat unique. Les options souscrites dans le cadre d’un contrat ne constituent pas un contrat juridiquement distinct dudit contrat. Dès lors, ces options ne peuvent pas être considérées comme constituant des contrats de surcomplémentaire".

*Source : Opinion Way pour l’actuaire Adding