Pilotage et mise en œuvre de l'amélioration des conditions de travail

Comme dans tout projet au sein de l’entreprise, il est important de définir les rôles des personnes qui y seront associées afin de s’assurer du bon déroulement et de la dynamique des actions d’amélioration des conditions de travail. En complément de la fonction de pilotage, la mise en œuvre de ce type de démarche nécessitera en outre des relais opérationnels afin d’aider à déployer l’action au plus près des situations de travail.

Pilotage et mise en oeuvre de l'action : repartir les rôles

Le pilotage de l’action

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, il n’est pas rare que le projet de santé au travail soit confié au salarié compétent pour la protection et la prévention des risques professionnels (article L. 4644-1 du Code du travail). Dans les plus petits établissements, c’est souvent l’employeur lui-même qui s’en charge.

Un comité de pilotage peut aussi être créé : il aura l’avantage de croiser les regards et les compétences de membres de l’entreprise aux statuts (employé, cadre, direction…) et aux missions différents, ce qui aidera à mieux comprendre les situations à analyser et à améliorer.

Mais c’est souvent dans les entreprises de 50 salariés et plus que l’on créera plus volontiers un comité de pilotage. Celui-ci comprend généralement des représentants de la direction, du CHSCT, des ressources humaines ou encore du service de santé au travail.

Les missions de l’instance de pilotage

Comme pour un projet plus traditionnel, un comité de pilotage a plusieurs fonctions :

  • Définir, suivre et valider les orientations, les étapes et le calendrier du projet 
  • Faire évoluer les objectifs du projet en cas de besoin 
  • Définir les moyens à associer au projet 
  • Participer à l’évaluation du projet 
  • Désigner au besoin un chef et une équipe projet en charge de l’animation et de la réalisation de l’action…

Des moyens à prévoir

Qu’il s’agisse d’un salarié désigné par l’employeur ou d’un comité de pilotage, il importe toujours que ces derniers puissent disposer d’un véritable pouvoir de décision et bénéficier de la confiance de la direction.

Leurs fonctions nécessitent en outre des moyens adaptés (temps, informations, budget…). Une erreur courante est de confier la charge d’un projet de santé dans l’entreprise sans aménager suffisamment la charge de travail du ou des salariés impliqués dans le pilotage de l’action.

Enfin, il faudra sans doute prévoir des actions de formation du salarié ou de l’instance de pilotage, que ce soit sur la thématique du projet qu’ils animent (prévention des risques psychosociaux, qualité de vie au travail…), mais encore sur la conduite de projet en tant que telle afin de s’assurer de compétences méthodologiques suffisantes.
 

Relais opérationnels et implication des salariés

Un projet de prévention ou de qualité de vie au travail aura peu de pertinence si la personne ou l’instance qui en a la charge n’accède pas au point de vue des salariés.  Toute démarche de santé ou de qualité de vie au travail efficace s’appuie nécessairement sur une bonne compréhension des réalités de travail vécues par les salariés.

Il importe donc de prévoir du temps et des moyens afin d’aller voir concrètement comment se réalise le travail et dans quelles conditions. Cela suppose aussi de faire participer les salariés à l’analyse des situations, mais également à la recherche de solutions.

A cette fin, des groupes de travail composés de salariés peuvent être créés. Outillés (grille d’analyse, etc.), sensibilisés voire même formés, ces groupes de travail se révèleront vite très précieux. De même, il faudra prendre appui sur les instances représentatives du personnel : CHSCT, délégués du personnel… qui pourront apporter un point de vue essentiel et singulier sur les situations rencontrées.

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