Bien lancer son entreprise en tant qu’indépendant

Pour se lancer en tant qu’indépendant, choisissez bien la forme juridique de votre projet et mettez toutes les chances de votre côté en étudiant bien votre marché mais aussi les dispositifs de financement et d'aide auxquels vous pouvez prétendre !

Bien lancer son entreprise en tant qu’indépendant

Micro-entrepreneur : artisan, commerçant ou libéral ? 

Le choix de son type d’activité : c’est la première étape pour qui veut exercer une activité professionnelle indépendante en France et s’enregistrer sous le statut de micro-entrepreneur.

Il convient tout d’abord de vérifier que son activité corresponde bien à celle du régime de micro-entrepreneur. 

Certaines activités ne peuvent être exercées par une micro-entreprise. C’est le cas notamment des activités agricoles rattachées au régime social de la mutualité sociale agricole (MSA), des activités engageant une TVA immobilière, des activités libérales relevant d'une caisse de retraite autre que la CIPAV ou le RSI, certaines activités artistiques, comptables ou régies par le Code de la santé publique, …

Trois types d’activités peuvent être, sous réserve, exercées par un micro-entrepreneur :

  • les activités commerciales, liées à la vente de marchandises ou à d’autres activités engageant un lien commercial (location de logements à fin lucrative, auto-école, etc). L’agent commercial qui souhaite exercer en qualité de micro-entrepreneur doit respecter des formalités de création distinctes des autres activités commerciales
  • les activités artisanales, liées à la production et commercialisation de services ou de produits ainsi qu’à certaines prestations de services requérant un savoir-faire spécifique (esthétique, ambulancier, maçon, etc.) 
  • les activités libérales non réglementées (infographiste, traducteur, coach sportif, chercheur scientifique, etc.)
     

A noter : les activités libérales règlementées (expert-comptable, notaire, médecin, etc.) ne peuvent pas être exercées sous le statut juridique de la micro-entreprise.

Avant tout projet de création d’une micro-entreprise, il est impératif de connaître dans le détail les particularités applicables à chacune de ces activités (caisses et taux de cotisations sociales, plafonds de revenus maximum, etc.). L’inadéquation de cette forme juridique à sa situation est en effet une des principales raisons de l’échec des travailleurs indépendants.

Bon à savoir : S’inscrire en micro-entrepreneur, à temps plein ou en complément d'une activité

En France, le régime de micro-entrepreneur (parfois dénommé entrepreneur individuel) peut s’exercer en complément d'une activité, notamment salariée, ou bien à titre principal. Pour déclarer son activité, les formalités se font exclusivement en ligne. Le contexte juridique du statut pouvant évoluer, mieux vaut toujours se renseigner directement sur le portail officiel dédié au régime.     

 

Avant de se lancer, un projet à consolider

Il est crucial d’apporter toute la solidité possible à son projet avant de se lancer dans la création de sa micro-entreprise. De manière générale, cet accompagnement peut être trouvé auprès de la Chambre de commerce et d’industrie ou de la Chambre de métiers et de l’artisanat la plus proche, auprès de l’Urssaf ou d’un autre organe de protection sociale.

De nombreuses ressources en ligne permettent de suivre pas à pas une démarche qui laissera le moins de paramètres au hasard. De l’idée aux formalités juridiques, les priorités sont :

  • l’étude de marché pour situer son idée de « business » dans la réalité d’un marché (tendances, acteurs en place, opportunités et menaces, etc.) et d’en tirer des informations sur son positionnement, son offre, sa stratégie,

 

Le saviez-vous ?

L’INSEE propose un service d’aide à l’étude de marché. ODIL (outil d’aide à l’implantation locale) est un outil dédié aux créateurs d’entreprise pour les accompagner dans la préparartion de leur projet.

 

  • les prévisions financières : une fois identifiée la faisabilité commerciale de son projet, encore faut-il connaître sa structure de coût, c’est-à-dire les dépenses qu’il faudra nécessairement réaliser sur les premiers mois ou années de son activité. Seuil de rentabilité, résultat provisionnel et plan de trésorerie ne devraient bientôt plus être des termes totalement étrangers !
  • la recherche de financement : les coûts et le budget identifiés, la recherche de financement et de fonds est maintenant possible. Le passage par une banque ou le réseau des Direccte est souvent une bonne idée à ce stade pour aider le néo-indépendant à trouver la solution financière la plus adaptée à son cas.

 

Penser aux aides à la création

Pour les micro-entrepreneurs qui se lancent, de nombreux dispositifs d'aides à la création ont été mis en place.

En tant que salarié qui crée son activité en complément, le néo-indépendant dispose d'un certain nombre de droits facilitateurs, dont la possibilité d’un congé pour création d’entreprise. Les chômeurs, sous certaines conditions, pourront profiter de l’Accre (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’une entreprise) tandis que les retraités pourront, sous conditions, bénéficier du cumul emploi-retraite.

Quel que soit le projet de création d’entreprise envisagé, l’étude approfondie et circonstanciée de l’ensemble des aspects environnementaux, juridiques, fiscaux et économiques est indispensable.

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