Suivre son conjoint à l'étranger : comment profiter pleinement de l'expatriation ?

D’après une étude sur les couples expatriés menée par Humanis en partenariat avec Expat communication et la Caisse des Français de l’Etranger (CFE), plus d’un tiers des conjoints "suiveurs" considèrent qu’ils sacrifient leur carrière. Comment tirer profit de cette expérience et profiter pleinement de son expatriation ? Réponses.
Suivre son conjoint à l'étranger : comment profiter pleinement de l'expatriation ?

Expatriation : une expérience qui se vit à deux ?

Aujourd’hui, environ 1,7 millions de Français sont concernés par l’expatriation. La grande majorité d’entre eux (4 sur 5) vivent cette aventure avec leur conjoint(e). Cependant, la majorité des conjoints d’expatriés vivent cette expérience comme une rétrogradation de leur carrière. Près de 30 % d’entre eux vont jusqu’à déclarer s’être "sacrifiés" pour l’autre.

Couples expatriés : portrait-robot

44 % des couples expatriés ont entre 35 et 45 ans. Ils parlent 3 langues, ont déjà voyagé (plus de 2 expatriations en moyenne) et ont souvent un master ou plus (75 %). Ils se considèrent comme de "gros travailleurs" (45 %) et leur carrière est très importante dans leur vie (28 %). Ils ont des enfants (82 %) et partent avec eux (73 %). Très souvent (92 %), c’est la carrière d’un homme qui est à l’origine de l’expatriation.

 

De manière générale, vivre et travailler à l’étranger reste pour la plupart des personnes interrogées une expérience positive : elles évaluent à 7,7 sur 10 en moyenne l’impact de cette expérience sur leur relation de couple, 8,4 sur les relations familiales et 9 parents sur 10 estiment que l’expatriation est positive pour leur(s) enfant(s). Cependant, 42 % des expatriés se déclarent inquiets au sujet de leur capacité à trouver un nouvel emploi au moment du retour en France.

Conjoints expatriés : la recherche d’emploi

Avant le départ, 73 % des conjoints d’expatriés travaillaient. Pendant l’expatriation, 30 % choisissent de mettre à profit ce temps pour faire autre chose, 24 % cherchent un emploi et 46 % travaillent. La plupart d’entre eux (43 %) souhaite travailler pour avoir un projet à eux, ou pour éviter le "trou dans le CV" (21 %). 

 

Comment rester actif à l’étranger ? 

Pour que le conjoint suiveur puisse pleinement profiter de son expérience et n’ait pas l’impression d’avoir sacrifié sa carrière, il est important qu’il puisse rester actif dans son pays d’accueil. Pour cela, il est conseillé d’anticiper les recherches sur place en se renseignant avant de partir sur le marché du travail et, pourquoi pas, se mettre à niveau sur certaines compétences qui pourraient être recherchées dans le pays d’accueil. Cette période peut également être l’occasion pour les entrepreneurs en herbe de réfléchir à un projet, le lancer, ou développer une activité en indépendant grâce au statut de micro-entrepreneur.

 

Conjoint expatriés : les aides à la recherche d’emploi

La majorité des conjoints d’expatriés qui travaillent ou recherchent un emploi ne reçoivent aucune aide (73 %). Une partie d’entre eux est tout de même accompagnée par une entreprise spécialisée (32 %), un organisme indépendant (30 %), un organisme public (13 %) ou un accueil francophone (13 %). La grande partie de l’aide apportée est du coaching (40 %) et de l’information sur le marché du travail (59 %). 

 

Si l’expatriation est motivée par un contrat d’expatrié, il est possible que l’entreprise qui envoie le conjoint en mission soit également en mesure de financer un programme d’accompagnement pour aider le conjoint à trouver un emploi sur place. Les réseaux francophones peuvent s’avérer très utiles : le réseau est à l’origine de 66 % des emplois trouvés par les conjoints d’expatriés. Ils sont ainsi 4 sur 10 à trouver un emploi dans les 3 mois, en grande partie grâce au réseau, et quelque peu grâce aux candidatures spontanées (18 %) et aux réponses à des annonces (12 %). 43 % des conjoints d’expatriés trouvent un emploi dans une entreprise locale. La majorité (64 %) sont employés (35 % sont indépendants et 3 % fonctionnaires).
 

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