Contrat d'assurance-vie, contrat de capitalisation: quel placement choisir ?

Le contrat d'assurance vie demeure au fil des années l'un des placements préférés des Français. Pourtant, le contrat de capitalisation, souvent méconnu, offre des avantages similaires et tout aussi intéressants à moyen et à long termes. Découvrez les points communs et les différences qui existent entre ces deux contrats pour savoir quel placement choisir.

Contrat d'assurance-vie, contrat de capitalisation: quel placement choisir ?

Contrat de capitalisation et assurance vie: les points communs

Le contrat d'assurance vie, tout comme le contrat de capitalisation, obéit au code des assurances et est signé auprès d'un organisme d'assurance. Les deux contrats engagent leur signataire à verser, à moyen et à long termes, une prime unique ou une prime périodique.

Chacun de ces placements est soumis à une période d'indisponibilité des fonds investis de huit ans; par ailleurs, tous deux permettent à leur souscripteur d'investir soit sur les fonds Euros sécurisés, soit en unités de compte.

En matière d'avantages fiscaux, le contrat de capitalisation présente les mêmes caractéristiques que l'assurance vie au moment du rachat des sommes investies. La sortie de contrat est possible sous forme de capital et-ou de rente et le signataire peut racheter ses fonds épargnés, partiellement ou totalement avant la fin de son contrat.

Les différences entre ces deux placements

Le contrat de capitalisation peut être souscrit par une personne morale ou par une personne physique, tandis qu'un contrat d'assurance vie ne peut être souscrit que par une personne physique. D'autres points de divergence existent entre ces deux formules, qu'il est préférable de connaître avant de choisir son placement.
 

L'impôt de solidarité sur la fortune

Dans le cadre d'un contrat de capitalisation, l'ISF est calculé en fonction de la valeur nominale du contrat qui fait l'objet d'une déclaration chaque 1er janvier. Les plus-values générées sont indiquées à la fin du contrat.
Dans le cadre d'une assurance-vie, l'impôt de solidaritésolidaritéFondement du système de protection sociale français depuis la généralisation de la Sécurité sociale. En matière de retraite complémentaire, il y a : - solidarité entre générations : on parle de rép... Lire la suite sur la fortune est défini en fonction de la valeur de rachat du contrat, qui correspond à la valeur nominale et aux plus-values réalisées. Ce montant doit également être déclaré chaque début d'année.
 

La transmission des contrats

En cas de décès du souscripteur, le contrat de capitalisation ne prend fin qu'à l'échéance définie au préalable, qui peut s'étendre jusqu'à 30 ans. Le contrat fait donc partie de l'actif successoral et est légué aux héritiers du signataire, qui ne paient que les droits de succession sur la valeur du rachat du contrat après abattements. Les héritiers sont alors considérés comme les nouveaux titulaires du contrat. Celui-ci peut d'ailleurs être légué du vivant du souscripteur initial, grâce à la donation en démembrement de propriété. Dans ce cas de figure, le donataire garde l'antériorité fiscale.

Contrairement à son homologue, le contrat d'assurance vie ne peut pas survivre à son souscripteur et ne peut être légué qu'en cas de décès de son signataire. Lorsque celui-ci atteint 70 ans, les capitaux transmis sont exonérés à condition que les primes reversées soient inférieures à 152 500€. Si elles sont supérieures à ce montant, elles sont imposables à hauteur de 20 %. Les primes versées après 70 ans par le souscripteur sont quant à elle soumises aux droits de mutation, après abattement de 30 500€.

 

 

 

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