La démence vasculaire : une pathologie fréquente

Deuxième cause de démence après la maladie d'Alzheimer selon l'Organisation Mondiale de la Santé, la démence vasculaire affecte en particulier les personnes âgées et est l’une des principales conséquences après un AVC (accident vasculaire cérébral). Les fonctions cognitives sont les principales touchées : diminution des capacités mentales, perte de la mémoire, du langage...

 

La démence vasculaire et ses liens avec l’AVC
 

Bien qu'elle ne soit pas la seule, la principale cause de la démence vasculaire cérébrale est l'AVC : un caillot se forme dans les vaisseaux sanguins du cerveau et empêche l'irrigation d'une partie de celui-ci. Il peut également s'agir d'une suite de micro-AVC qui passe inaperçue dont les conséquences peuvent être graves.

Dans les deux cas, les AVC provoquent la mort des cellules de certaines parties du cerveau. Selon les individus les effets varient, mais ce sont principalement les capacités cognitives qui sont touchées.

D’après le Ministère de la Santé, l'âge moyen des victimes d'AVC est de 73 ans, ce qui explique la part plus importante de démence vasculaire chez les seniors. 60% des personnes ayant survécu à un AVC présentent des symptômes un mois après l'accident.

 

Quels sont les symptômes ?
 

De manière globale, la démence vasculaire entraîne des troubles de l'humeur précoces, un ralentissement de la pensée et une diminution des capacités physiques. Son apparition est brutale mais son évolution se fait par paliers, provoquant des aggravations successives. C'est ce qui la différencie notamment de la maladie d’Alzheimer, dont l’apparition des symptômes est progressive.

Pour répertorier les critères de cette pathologie, les scientifiques s'appuient sur le manuel Diagnostique et statistique des troubles mentaux, rédigé par la société Américaine de psychiatrie. Les principaux critères retenus sont :

  • troubles de la mémoire,
  • perturbation du langage (aphasie),
  • difficulté à réaliser une activité motrice malgré des fonctions motrices intactes (apraxie),
  • perturbation des fonctions exécutives,
  • troubles de l'humeur.

 

Repérer les facteurs à risques
 

Il n'existe aucun traitement capable de réparer des cellules endommagées du cerveau. Seuls les traitements préventifs permettent de limiter les risques d'AVC et de démence vasculaire.

Contrôler l'hypertension artérielle :
L'hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de la démence vasculaire. Selon l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (l'INSERM), elle correspond à une ‘hyperpression du sang sur la paroi des artères. Elle constitue un risque majeur d’accident cardiovasculaire’. Elle a de graves conséquences sur les vaisseaux du cerveau, spécialement lorsque des plaques d'athérome s'y forment : lésion de la paroi artérielle et obstruction des vaisseaux entrainant des lacunes cérébrales.

Lutter contre les comportements favorisant l'apparition de maladies vasculaires :

  • diabète,
  • tabagisme,
  • inactivité physique,
  • alcoolisme,
  • dyslipidémie,
  • obésité.

 

 

Il est important de repérer les signes de démence suffisamment tôt. Si c'est le cas, une consultation chez le médecin généraliste s'impose. Un diagnostic précoce permet d'améliorer le confort de vie grâce au traitement médicamenteux qui ralentit la progression de la maladie.
 

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