Déserts médicaux et pénurie de médecins de campagne: quelles issues possibles ?

La démographie médicale en France pose problème. La répartition inégale des médecins entre le Nord et le Sud, et entre les campagnes et les villes, devient un réel problème de santé publique. Comment lutter contre ces déserts médicaux ? Quelles initiatives sont prises pour augmenter le nombre de médecins de campagne ? Radiance Humanis vous explique tout.

Que sont les déserts medicaux

Les déserts médicaux désignent des zones du territoire dont la concentration de professionnels et d'établissements de santé est insuffisante par rapport aux besoins et à la réalité démographique du territoire, ou tout du moins inférieure à la moyenne du pays. Cette désertification médicale touche en particulier, les zones rurales, le Nord de la France, ainsi que les banlieues des grandes villes. 

Déserts médicaux : le constat

La France compte 285 840 médecins en exercice au 1er janvier 2016, selon le Conseil national de l'Ordre des médecins. 
La désertification médicale s'explique par les difficultés de remplacement des médecins partant à la retraite et au désengagement des services publics de santé. 
Les médecins installés dans les années 70 sont voués à partir à la retraite et le nombre de diplômés depuis 30 ans ne cesse de chuter. Les aides à l'installation pour les jeunes médecins et l'ouverture des maisons médicales en zone rurale ne résolvent qu'en partie le problème. En effet, les petites villes et communes de banlieue se voient dorénavant également touchés.
Exercer plus de 50 heures par semaine, être l'interlocuteur unique de milliers de familles, enchaîner les gardes sans pour autant gagner plus qu'un médecin en grande ville, n'incite pas les jeunes diplômés à devenir des médecins de campagnes.
Le constat est simple : être médecin de campagne n'attire plus, le nombre de déserts médicaux s’accroît. 

L'avenir de la médecine de proximité en suspens

La question des déserts médicaux se voit à nouveau soulever par la campagne de l'élection présidentielle, chaque candidat avance ses propositions pour réduire les inégalités d'accès aux soins au sein de la population française selon leur lieu d'habitation.
L'Ordre des médecins a donc pris la décision de mener une enquête de terrain pour savoir si les maisons de santé constituent un réel remède.

Le fait qu'une pluralité d'acteurs, pouvant se retirer d'une année à l'autre, finance ces projets, soulève la question de la viabilité de ces projets de Maisons de santé, dont le coup est estimé à 800 000 € selon l'Ordre des médecins.

Une certitude subsiste, les inégalités territoriales d'accès au soin seront au cœur des débats, jusqu'à l'issue du scrutin du 7 mai prochain. Reste l'espoir que des solutions efficaces en découle.
 

Source : conseil national des médecins

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