Don d'organes : état des lieux sur la législation en 2018

Depuis le 1er janvier 2017, chaque français qui décède est considéré comme donneur d’organes. C’est ce que l’on appelle le consentement présumé, mis en place pour faciliter le prélèvement d’organes et les soins à ceux qui sont en attente d’un cœur, d’un foie ou d’un rein, par exemple.

Don d'organes : état des lieux sur la législation en 2018

Greffe d’organes : comment ça marche ? 

Le don d’organe, prélevé sur une personne vivante ou décédée, permet à un ou plusieurs patients d’obtenir une greffe d’organe. Souvent, sans cette greffe, les chances de survie du patient sont minimes. Des nouveaux-nés aux personnes âgées, tous les âges sont concernés. Plusieurs maladies nécessitent parfois une greffe : insuffisance rénale terminale, malformation ou maladie cardiaque, maladie du foie, mucoviscidose, certains cancers… En France, plus de 57 000 personnes vivent grâce à une greffe d’organe. Ce don leur permet de vivre, et d’avoir une vie normale : elles peuvent faire du sport, voyager, travailler, faire des enfants … Le don est entièrement gratuit et anonyme, au nom de la solidaritésolidaritéFondement du système de protection sociale français depuis la généralisation de la Sécurité sociale. En matière de retraite complémentaire, il y a : - solidarité entre générations : on parle de rép... Lire la suite nationale.

La question du corps du défunt

Il est possible de n’être prélevé après sa mort que de certains organes ou tissus : pour cela, il faut spécifier, sur le registre national des refus les organes et tissus, qu’on ne souhaite pas donner. Pendant le prélèvement des organes, le corps est traité avec le même soin que lors d’une intervention chirurgicale sur un vivant. Une fois les organes prélevés, les incisions sont recouvertes par des pansements. Si les cornées ont été données, elles sont remplacées par des lentilles transparentes. Le corps du défunt est ensuite rendu à la famille, habillé.

 

Don d’organes : tous donneurs présumés 

C’est au nom de la solidarité nationale que le consentement présumé a été acté en France. Ainsi, chaque personne qui décède et qui n’a pas fait connaitre son refus de devenir donneur de son vivant le devient automatiquement. En 2016, plus de 22 000 personnes étaient en attente de greffe.

La greffe d'organe sauve des vies

La majorité des greffons provient de donneurs décédés (90 %). La technique de greffe est de mieux en mieux maîtrisée et 57 000 personnes vivent grâce à un don d’organe. Généralement, un seul donneur permet de greffer plusieurs malades.

 

Sauf si vous ne voulez pas être donneur

Si, pour diverses raisons, on ne souhaite pas être donneur d’organe à sa mort, il faut le faire savoir. Pour cela, il suffit de s’inscrire sur le registre national des refus. Il est également possible de rédiger et de signer un document signifiant votre refus et de le confier à un proche. Si aucune de ces démarches n’a pu être effectué, le dernier recours est de faire attester votre souhait par vos proches à l’écrit. Il faut qu’ils soient au nombre minimum de deux. Au moment du décès, l’équipe médicale consulte le registre national des refus, puis consulte les proches du défunt pour savoir si une volonté leur a été exprimée par celui-ci.

Partager cet article :