Maladies cardiovasculaires, infarctus, AVC : les idées reçues

Les maladies et troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, comme les accidents vasculaires cérébraux ou les infarctus du myocarde par exemple, font l'objet de nombreux a priori dans l'esprit collectif. Tour d'horizon des idées préconçues les plus fréquemment rencontrées, avec Humanis.

 

"Je me porte comme un charme, il est inutile de faire un bilan de santé régulier" : FAUX !

Nombre de maladies cardio-vasculaires sont insidieuses et avancent masquées. Certains seniors tendent à négliger les bilans de santé et les visites chez le médecin lorsqu'ils se sentent bien. D'autres négligent la surveillance de leur cholestérol car leurs derniers examens (qui remontent souvent à longtemps !) ne signalaient aucune anomalie.
Il faut cependant noter que les risques d'avoir un accident vasculaire cérébral ou un infarctus augmentent avec l'âge.
Des bilans de santé réguliers s'imposent donc, selon un rythme défini par le médecin traitant. Les examens préventifs préconisés ne doivent en aucun cas être négligés, surtout s'il existe des antécédents familiaux.

 

"Les maladies cardio-vasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et autres infarctus ne touchent que les hommes" : FAUX !

Il s'agit de l'une des idées reçues les plus communes et les plus partagées, à tort. Les maladies cardio-vasculaires et les accidents liés à des problèmes cardiaques constituent en effet la première cause de mortalité chez les femmes et la seconde chez les hommes.

Les hommes sont généralement plus touchés à partir de 45-50 ans et les femmes vers 55-60 ans, après la ménopause. À ces périodes respectives, les risques d'être victime d'un accident vasculaire cérébral, d'un infarctus ou d'une maladie cardiovasculaire sont les mêmes pour les deux sexes. Le décalage du début de la période à risque pour les femmes viendrait en partie du fait qu'avant la ménopause, les femmes seraient plus protégées que les hommes grâce à l'importante proportion d'estrogènes et de progestérone dans leur corps¹.

On notera également qu'au cours des dernières décennies, les changements de modes de vie ont multiplié les risques de souffrir d'un infarctus ou d'un accident vasculaire cérébral pour les femmes plus jeunes. Sédentarité, tabac, stress, consommation d'alcool, association de la pilule à la cigarette : les facteurs en cause sont nombreux.

"Le sport peut être dangereux pour le coeur" : Faux !

Le sport ne représente généralement pas de danger pour le cœur lorsqu'il est pratiqué avec modération, sans excès. Se dépenser de manière adaptée à sa condition physique, son âge et ses capacités sont également des critères importants. Il convient d'éviter les activités physiques trop violentes, surtout lorsque l'on avance dans l'âge, mais aussi les efforts trop intenses si le corps n'y est pas habitué.

Pour ne pas prendre de risques avec sa santé, il est fortement conseillé d'effectuer un bilan de santé avec son médecin avant de reprendre une activité sportive. L'essoufflement suite à l'effort, la survenue de douleurs dans la poitrine ainsi que les antécédents de santé font partie des éléments pris en compte. Selon les cas, des examens complémentaires peuvent être prescrits afin d'identifier d'éventuelles maladies cardiovasculaires.
Si le médecin donne son aval, rien ne doit vous empêcher de vous adonner au sport. La pratique vous permettra de tonifier vos muscles et notamment votre cœur sur le long terme.

"J'ai toujours été mince, je ne grossis pas, donc je ne risque rien" : FAUX !

Certaines personnes peuvent se targuer de pouvoir manger tout ce qu'elles souhaitent sans que cela n'influence leur corpulence. Pour autant, cela ne signifie pas que le mauvais cholestérol n'est pas installé, favorisant les risques d'infarctus du myocarde et d'accidents vasculaires cérébraux.

Il est toujours conseillé de réaliser un bilan de santé régulier, notamment un bilan lipidique. Selon les résultats, le médecin traitant pourra vous donner des conseils en matière d'alimentation et d'hygiène de vie.
À noter également que même si l'on bénéficie d'une bonne condition physique, d'autres facteurs influent sur le risque d'infarctus ou d'accident vasculaire, tels que le tabagisme, la consommation d'alcool, le stress, l'association tabac/pilule…

 

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Les maladies cardiovasculaires, tout comme les risques d'infarctus ou d'accidents vasculaires cérébraux, ne doivent en aucun cas être pris à la légère. Chaque année, le 29 septembre, une journée de prévention est dédiée au cœur ; l'occasion pour le grand public de s'informer et de rencontrer des professionnels de la santé.

 

¹ Source: ameli-sante.fr : Les facteurs de risque cardiovasculaire

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