Vieillissement de la peau : les tâches brunes, une évolution liée à l’âge

Le vieillissement de la peau, même accéléré par des facteurs environnementaux, est un phénomène naturel, et non nécessairement malin.

Les tâches brunes, l’une des manifestations visibles de ce vieillissement, sont-elles dangereuses ? Faut-il les traiter ?

 

 

Tâches brunes et vieillissement de la peau : un phénomène physiologique
 

Dans le processus de vieillissement de la peau, les facteurs environnementaux sont presque aussi importants que les éléments physiologiques, naturels, selon la Société française de dermatologie. Le tabac, la pollution, une mauvaise alimentation, le stress et, bien sûr, le soleil et ses ultra-violets, sont des facteurs extérieurs qui provoquent des carences importantes et peuvent endommager le capital génétique des cellules cutanées, les fragilisant et favorisant leur disparition.
 

 

Le vieillissement de la peau, une évolution naturelle
 

Le vieillissement de la peau, s’il est fortement influencé, par la manière dont on se protège du soleil, par exemple, reste un processus naturel. En effet, le cycle de renouvellement des cellules de la peau dure normalement vingt-huit jours en moyenne. Avec l’âge, il passe à trente jours, voire plus. En d’autres termes, le renouvellement ralentit, et certaines cellules plus anciennes s’accumulent. Conséquence : une modification structurelle de l’épiderme, du derme et de l’hypoderme, avec une perte de tonicité, un relâchement et un dessèchement cutané qui se traduisent par un teint brouillé, un épaississement de la peau, le développement des rides, ou encore des modifications de la pigmentation et un brunissement ; les fameuses tâches brunes.

 

Les Trois principales causes du vieillissement de la peau :
 

  • le raccourcissement progressif, à chaque nouvelle division cellulaire, des chromosomes. Depuis la fin des années 1990, on sait en effet que la perte des "télomères", ainsi que se nomment les extrémités des chromosomes, aboutit à la sénescence cellulaire : c’est une horloge biologique de notre vieillissement.
  • une moins bonne résistance, qui vient avec l’âge, de nos cellules, face aux radicaux libres, molécules instables qui les agressent (on parle de "stress oxydant") et diminuent leur énergie.
  • la diminution de la capacité de réponse des kératinocytes et des fibroblastes, les cellules de la peau, aux hormones nommées facteurs de croissance. Ce sont ces hormones qui assurent en temps normal le développement et la longévité des cellules de la peau.

 

Tâches brunes : un signe du vieillissement cutané pas forcément dangereux
 

Comme le résume le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), les tâches brunes sont un mécanisme de défense des cellules chargées de kératine et de mélanine présentes dans l’épiderme, la couche superficielle de la peau.

Pour le médecin le premier diagnostic est difficile. Par l’observation, elle consiste surtout à repérer quelles lésions, potentiellement malignes, sont à prélever (biopsier) pour analyse. Les tâches brunes ou pigmentées peuvent toutefois être totalement bénignes : appelées tâches de vieillesse, tâches pigmentaires, lentigo sénile ou, selon le terme médical, hyperplasie mélanocytaire bénigne, elles apparaissent surtout sur les parties exposées de la peau, le visage et le dos des mains, notamment. De couleur brun-sombre, elles sont avant le tout le signe d’un photovieillissement, soit un vieillissement naturel, accéléré par les effets du soleil.

Généralement plus sombres, plus irrégulières et d’un diamètre de plusieurs centimètres, le lentigo malin, également appelé mélanome de Dubreuilh, correspond quant à lui à un état précancéreux. La kératose actinique, enfin, est un type de lésion cutanée très fréquent, davantage visible par une tâche rouge, qui se développe rarement de manière isolée, et qui peut comprendre des peaux mortes se détachant ; elle est un marqueur de risque de cancer cutané, selon la Société française de dermatologie. Chez la femme, ces tâches peuvent également correspondre à des "masques de grossesse ".
 

 

Tâches brunes : faut-il traiter, et comment ?
 

La prévention primaire, notamment face aux effets du soleil, demeure encore trop négligée. Elle permet pourtant de réduire l’apparition de ces tâches de vieillesse… Une fois celles-ci constatées, il est préférable de consulter un dermatologue ou son médecin généraliste. Leur évolution (couleur, irrégularité, grossissement) est à surveiller, dans le cas où il s’agisse de lentigo malin.

Dans le cas où le patient souhaite traiter ses tâches brunes – par désagrément esthétique, et en dehors de toute intervention chirurgicale –, plusieurs solutions, par élimination ou dépigmentation, existent :

  • La cryothérapie : par un traitement congelant localement la peau, via azote liquide ou neige carbonique, celle-ci est exfoliée.
  • Le laser : photomécanique (dépigmentante, agissant sur la mélanine) ou d’abrasion, en enlevant directement une couche superficielle.
  • Le peeling : par une intervention de préférence superficielle, consistant en une injection d’acide, on peut atteindre des lésions primitives et des tâches de pigmentation.
  • Les lampes flash, ou lumière intense pulsée : on amoindrit les tâches brunes et rend la peau plus élastique et plus épaisse.
  • Les crèmes : dépigmentantes ou hypopigmentantes, à ne pas appliquer hors des tâches.

 

Mieux vaut éviter l’exposition au soleil à la suite de ces traitements, qui peuvent provoquer à court terme des marques sur la peau. Une crème grasse ou cicatrisante peut être recommandée.
 

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