Comment parler succession avec ses proches ?

La fin de vie et l’argent sont peut-être deux des thèmes les plus tabous dans une famille. Pourtant, pour éviter tout conflit et même afin d’anticiper au mieux les divers volets liés à la successionsuccessionNom général donné à l’ensemble des biens, des droits et des actions appartenant à la personne défunte le jour de son décès et qui seront redistribués aux héritiers. Les successions sont régies par ... Lire la suite, il paraît essentiel de discuter de ces sujets avec ses proches, y compris d’enfants à parents. Nos clés pour en faire un moment apaisé et utile.

Comment parler succession avec ses proches ?

À quel moment parler succession ?

Les dispositions testamentaires peuvent avoir un impact décisif sur l’avenir de son enfant, qu’il s’agisse de sa vie personnelle ou d’un point de vue plus financier. C’est une question qu’il convient d’aborder tôt, en tout cas, dans la mesure du possible, avant que la perspective de fin de vie ne devienne réalité. Pour préparer l’avenir et puisqu’une disparition brutale peut occasionner des situations compliquées, une discussion de famille entre adultes est toujours souhaitable. Elle sera d’autant plus profitable qu’elle a lieu à un moment où chacun est maître de soi : plutôt que d’évoquer la situation à un moment plus trouble, où les émotions peuvent être plus à vif, l’anticipation est clé.

De plus, la question de la répartition entre enfants pouvant être sensible, et afin de réduire les risques d’un potentiel conflit, mieux vaut privilégier les moments de la vie où la situation familiale est la plus apaisée possible, hors de tout autre conflit ou période compliquée. Il s’agit là encore de désamorcer, dans les meilleures conditions possibles, d’éventuels conflits futurs.

 

Comment mettre le sujet sur la table ?

Faut-il organiser un temps dédié à cette discussion ? La question peut se poser. Il est peut-être préférable de privilégier un moment plus naturel, dans un cadre familier pour tous, par exemple un repas de famille.

En outre, plutôt qu’une discussion frontale et unidirectionnelle, l’entrée en matière peut se faire par le dialogue et par petites touches, pour appréhender les perceptions de chacun par rapport aux différentes questions qui peuvent se poser et, finalement, prendre des discussions qui coïncident le plus avec les attentes de chacun sans aucun stress.

Enfin, insister sur la nécessité de continuer à être soudés et partager des souvenirs communs et positifs sont des éléments qui peuvent contribuer à une discussion utile.

 

Qui doit aborder le sujet de la succession ?

Il n’y a pas de règle en la matière. On peut considérer qu’il est du rôle des parents d’organiser leur propre succession et que les enfants n’ont pas à l’anticiper, au risque de mettre de l’huile sur le feu ou de tirer la situation à soi et à son intérêt personnel. Toutefois, puisque la question devra se poser, il n’est bien sûr pas interdit de lancer le sujet, ou au moins de faire comprendre qu’on aimerait en discuter. Il s’agit encore d’éviter, en amont, tout drame, entre membres d’une fratrie par exemple, et cela peut aussi contribuer à rassurer ses parents.

Quoiqu’il en soit, être transparent sera toujours plus apprécié qu’œuvrer en coulisse, et un enfant ayant des doutes ou une opinion particulière à faire valoir a toute légitimité à lancer lui-même le sujet.

 

BON À SAVOIR :  Les possibles situations anxiogènes

Le don et la donation-partage en amont de la succession peuvent occasionner des conflits s’ils ne sont pas effectués dans la transparence. La répartition des biens peut également, à l’évidence, être conflictuelle, de même que la gestion commune occasionnée par une indivision. Mieux vaut en anticiper les conséquences !

 

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