​Comment partager mon héritage entre mes enfants ?

Pour aider ses enfants et prévoir l'héritage de ses descendants plusieurs solutions existent. Bien connaître les règles de partage et de successionsuccessionNom général donné à l’ensemble des biens, des droits et des actions appartenant à la personne défunte le jour de son décès et qui seront redistribués aux héritiers. Les successions sont régies par ... Lire la suite, anticiper et effectuer les bonnes démarches sont quelques-unes des conditions pour organiser au mieux la transmission de votre patrimoine. Les conseils Humanis.

Héritage et succession: les règles de partage

En matière de succession le principe dicté par le Code civil pour l'héritage des enfants est le suivant: si le défunt n'a pas fait de legs ou de donation de son vivant, ses enfants reçoivent l'intégralité de ses biens, sous réserve des droits du conjoint survivant le cas échéant. La part du conjoint varie en fonction de la composition de la famille au moment du décès. Dans le cas où le défunt laisse des descendants communs, et si aucune disposition particulière n'est prise, le conjoint survivant recevra l'usufruit​ de la totalité des biens, ou la propriété du quart des biens.
Tous les enfants ont les mêmes droits dans la succession du patrimoine. Le partage de l'héritage est effectué entre eux par parts égales.
Par exemple, si le défunt a eu deux enfants pendant son mariage, dont l'un avec une femme autre que son épouse et qu'aucune disposition particulière n'est prise, chaque enfant recevra la moitié des biens de son père.

Le testament: une solution pour préciser ses volontés

Rédiger un testament donne la possibilité d'aménager le mode de transmission légal du patrimoine. Il peut permettre de déroger à certaines règles de partage d'un héritage en avantageant un bénéficiairebénéficiaireToute personne qui bénéficie des prestations, en tant qu'adhérent ou ayant droit (conjoint ou concubin, enfant à charge). Lire la suite, en lui transmettant tout ou partie de son patrimoine dans la limite de la loi - qui assure en premier les héritiers dits “réservataires” que sont les enfants qui ont droit à une part minimale du patrimoine du défunt

Aider ses enfants de son vivant: la donation - partage

Transmettre de son vivant une partie de son patrimoine à ses enfants, attribuer immédiatement un bien et-ou de l'argent à un ou plusieurs de vos descendants: c'est possible en effectuant une donation-partage.
C'est une solution à envisager si vous souhaitez mieux gérer l'héritage de vos enfants et notamment si vous désirez favoriser vos enfants de votre vivant, au moment où ils en ont besoin, pour démarrer dans la vie active ou s'acheter un bien immobilier par exemple. Si l'un de vos enfants se trouve dans une situation fragile (handicap entraînant une certaine précarité au niveau financier), la donation - partage peut pallier la précarité de l'enfant concerné, ou éventuellement le favoriser par rapport aux autres enfants.

Une donation – partage permet également d'anticiper sur le règlement de votre succession et offre plusieurs avantages. Vous évitez de laisser l'initiative de la répartition à vos ayants-droit au moment du partage de votre succession. Cela peut dispenser vos enfants d'une situation d'indivision - lorsqu'il y a plusieurs propriétaires pour un même bien. À votre décès, la succession portera uniquement sur les biens restants, si l'opération donation – partage ne concerne pas l'intégralité de votre patrimoine, ce qui est généralement le cas.

Le saviez-vous ?

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Pour toute démarche, vous devez faire appel à un notaire. En effet, pour être valable la donation – partage doit être effectuée par acte notarié. Une fois établie, celle-ci est définitive et ne pourra être remise en cause à l'ouverture de la succession. La donation comme solution de partage de l'héritage possède en outre un avantage fiscal: des exonérations spécifiques peuvent être appliquées sur les dons familiaux de sommes d'argent.

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