​​​​​​​​Le retour à l'emploi suite à un arrêt de travail

Suite à un arrêt de travail, si aucune prolongation n'a été prescrite par le médecin, le retour à l'emploi est obligatoire. L'employeur est tenu de réintégrer le salarié au poste quitté avant l'arrêt maladie, ou à un poste de qualification égale. Quelles sont les démarches à effectuer pour reprendre une activité professionnelle ? Quelles sont les aides octroyées dans le cadre du retour à l'emploi ? ​​

 

Les démarches à effectuer pour reprendre le travail
 

Le salarié ne doit effectuer aucu​ne démarche particulière auprès de l'Assurance maladie.

Une fois la reprise de l'activité professionnelle, il ne perçoit plus d'indemnités journalières jusque-là versées dans le cadre de l'arrêt de travail.

Suite à un arrêt pour maladie ou pour accident non professionnel supérieur à 30 jours, le salarié doit obligatoirement, sous 8 jours, passer une visite médicale de reprise à l'emploi. Une visite médicale de pré reprise peut être demandée par le salarié, par le médecin traitant ou par le médecin conseil de l'Assurance maladie. Elle permet non seulement de rassurer le salarié sur son retour à l'emploi, mais également de prendre les mesures nécessaires si son état de santé requière une adaptation particulière de son poste.
 

Les aides proposées dans le cadre du retour à l'emploi
 

Dans le cadre du retour à l'emploi, le service social et l'employeur peuvent proposer des solutions afin d'accompagner et d'aider le salarié.
 

L'aménagement du temps de travail
 

Si le médecin estime que le salarié ne peut reprendre son activité professionnelle à temps plein, il peut prescrire une reprise à temps partiel pour motifs thérapeutiques (mi-temps thérapeutique).

Aucune réglementation ne prévoit les modalités d'application d'un mi-temps thérapeutique. Seul le médecin traitant est habilité à fixer le pourcentage de temps de travail du salarié. L'employeur quant à lui, doit déterminer la répartition hebdomadaire des heures.

Cette reprise à temps partiel doit :

  • être prescrite par le médecin traitant du salarié ou par le médecin ayant prescrit les arrêts antérieurs ;
  • être justifiée médicalement ;
  • avoir préalablement reçu la validation du médecin conseil de l'Assurance maladie ;
  • avoir été acceptée par l'employeur (il peut refuser si le fonctionnement de la société ne le permet pas) ;
  • être délimitée dans la durée.
     

La perte de salaire occasionnée par la diminution du temps de travail peut être, sous certaines conditions, indemnisée en tout ou partie par l'Assurance maladie, et par un organisme de prévoyanceprévoyanceEnsemble des garanties liées aux risques d’accident, de maladie (maladie, invalidité, dépendance ...) ou de vie (décès). Ces garanties prévoient des prestations en sus de celles versées par le régi... Lire la suite, si un contrat a été souscrit.
 

Les aides sociales
 

Une assistante sociale peut accompagner tout salarié connaissant des difficultés lors de son retour à l'emploi.

Cette aide sociale permet de faciliter le retour à l'emploi du salarié en :

  • l'informant sur ses droits et sur les démarches qu'il doit effectuer, ainsi qu'en le mettant en relation avec les bons interlocuteurs (médecine du travail, professionnels du maintien dans l'emploi…) ;
  • le conseillant sur les éventuelles actions à prévoir lors d'un arrêt maladie (pré visite médicale, aménagement de son poste ….) ;
  • évaluant avec lui sa situation professionnelle et médicale afin qu'il construise un projet professionnel adapté, si besoin.
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