La pérennité des régimes de retraite

Dans un contexte démographique où le nombre de retraités dépasse celui des cotisants, la pérennité des régimes de retraite est un sujet sensible. C'est pourquoi ces régimes ne cessent de s'adapter depuis plus de 20 ans. Plusieurs réformes ont permis de renforcer tant le régime de base que les régimes de retraite complémentaire.

Un accord a ainsi été conclu par les partenaires sociaux le 30 octobre 2015 afin de permettre au régime Agirc-Arrco de réaliser plus de 6 milliards d'euros d'économie d'ici 2020, tout en préservant la qualité de service pour les clients

La pérennité des régimes de retraite

Régime de retraite de base : un socle adapté au fil du temps

Allongement de la durée de cotisation, alignement public-privé, réforme des régimes spéciaux, recul de l’âge de départ... Depuis vingt ans, plusieurs réformes contribuent à ramener les régimes de retraite à l'équilibre.

Concernant le régime de base, la loi du 20 janvier 2014 garantit l’avenir et la justice du système de retraites. Ses mesures phares encouragent la poursuite des efforts et posent les règles suivantes, socle du système de retraite actuel : 

La durée de cotisation est progressivement allongée pour atteindre 172 trimestres pour les assurés nés à partir de 1973.

L'âge légal de la retraite, de 60 ans pour les actifs nés avant le 1er juillet 1951, recule progressivement à 62 ans pour les salariés nés à compter du 1er janvier 1955.

L'âge de la retraite à taux plein automatique recule de 65 ans pour ceux nés avant le 1er juillet 1951, jusqu'à 67 ans pour ceux qui sont nés à partir de 1955.

La situation des régimes de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO

Dans le régime Agirc-Arrco de retraite complémentaire, les cotisations versées par les actifs chaque année sont immédiatement utilisées pour financer les pensions des retraités dans une logique de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle.

La crise économique durable conjuguée à une démographie défavorable pour les régimes de retraite complémentaire ont contraint ceux-ci à puiser dans leurs réserves financières pour payer les pensions. Il ne s'agit pas d'une situation de déficit mais d'un déséquilibre technique prévisionnel.

Il importe donc de rééquilibrer la situation pour que les réserves de l’Agirc-Arrco ne soient pas épuisées. C'est la vocation de laccord national majeur signé le 30 octobre 2015.

Il sera possible pour les futurs retraités (nés à partir de 1957) de poursuivre une activité dans le cadre d'un dispositif de retraite à la carte. Pour encourager cette poursuite, une majoration de la retraite complémentaire est prévue pendant un an pour ceux qui remplissent les conditions du taux plein au régime de base et décalent la liquidation de leur retraite complémentaire de huit trimestres au moins. A contrario, une minoration de 10 % de la retraite complémentaire (dite coefficient de solidarité) est prévue pendant
3 ans pour les départs avant 67 ans. Cette minoration ne s’applique pas aux personnes qui décalent d’un an la liquidation de leur retraite complémentaire.

Ces mesures vont permettre de mettre en place un régime unifié, simplifié et pérenne.