La retraite progressive, pensez-y !

Avec 15 911 bénéficiaires au 31 décembre 2017, le départ progressif à la retraite séduit bon nombre de futurs retraités. Il permet une transition plus douce vers la retraite sans grande contrepartie financière. Le point sur les conditions d’accès et les atouts du dispositif.

La retraite progressive, pensez-y !

Qu'est-ce que la retraite progressive ?

La retraite progressive, également appelée retraite partielle, est un dispositif permettant aux salariés d’au moins 60 ans de continuer à travailler à temps partiel (entre 40 % et 80 %) tout en percevant une partie de leur retraite. La portion de retraite perçue est proportionnelle au temps travaillé : plus ce temps sera important, plus la pension versée sera faible, et inversement. Pour effectuer sa demande, le salarié doit obtenir l’accord de son employeur qui remplit alors une attestation. Si le salarié est déjà à temps partiel, l’accord préalable de l’employeur n’est pas nécessaire.

La loi du 20 janvier 2014 a permis d’assouplir les conditions d’accès à la retraite progressive, entraînant une augmentation considérable du nombre de bénéficiaires. Il est ainsi passé d’environ 3 000 en 2014 à plus de 15 000 en 2017. En effet, avant 2015, il fallait attendre l’âge légal de départ à la retraite pour en bénéficier.

Comment bénéficier de la retraite progressive ?

 

Conditions pour bénéficier de la retraite progressive

Avoir au moins 60 ans

Justifier d'au moins 150 trimestres validés

Travailler à temps partiel avec un temps de travail compris entre 40 % et 80 % de la durée de travail dans l’entreprise

 

Depuis le 1er janvier 2018 et la loi de financement de la Sécurité sociale, les salariés exerçant plusieurs activités salariées peuvent également bénéficier de la retraite progressive. Pour cela, la durée de travail doit rester comprise entre 40 % et 80 % du temps de travail. Cette mesure est notamment profitable aux assistantes maternelles et aides à domicile qui travaillent pour plusieurs employeurs.

A l’inverse, les VRP (sauf dans les cas exceptionnels où ils sont soumis à un horaire de travail précis), artisans taxi affiliés à l’assurance volontaire, les mandataires sociaux ou encore les dirigeants de sociétés commerciales qui n'ont pas le statut de salarié ne peuvent pas bénéficier du dipositif de retraite progressive. 

En effet, la durée de l’activité à temps partiel de ces professions n’est  pas décomptée en heures.

Les atouts de la retraite progressive

La retraite progressive permet une transition plus douce vers la retraite sans contrepartie financière. C’est là le principal avantage : le bénéficiaire travaille moins tout en percevant une partie de sa retraite, permettant ainsi une compensation partielle de la baisse de ses revenus. Pour résumer, il travaille moins mais gagne quasiment autant.

L’autre atout réside dans le fait que le salarié continue de cotiser, donc de valider des trimestres et d'acquérir des points de retraite complémentaire. Ces derniers seront pris en compte lors de son arrêt total d’activité. Percevoir une retraite progressive n’impacte donc en rien les futurs droits à la retraite. De plus, avec l’accord de l’employeur, le futur retraité a même la possibilité de continuer à cotiser sur la base d’un temps plein.

Enfin, en gardant un pied dans l’entreprise, le salarié en retraite progressive continue de bénéficier des avantages offerts par celle-ci : complémentaire santé, contrats collectifs de prévoyance ou encore les prestations du comité d’entreprise.